Mots dits vers

janvier 1, 2012

2011 in review

Filed under: Poésie — Paul Yack @ 7:06

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

Voici un extrait:

La salle de concert de l’Opéra de Sydney contient 2 700 personnes. Ce blog a été visité environ 8 400 fois en 2011. Si c’était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 3 représentations à guichets fermés pour pour qu’autant de personnes le voient.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

décembre 4, 2011

Mon amie Djami…

Filed under: Poésie — Paul Yack @ 10:11

C’est une amie
A la démarche sûre
D’un pas qui va au-devant
De l’aube bleue des sourires
Des complicités aux mains offertes
Aux tendres effusions diffusées
Sur l’horizon azur des cœurs

C’est une femme
A la démarche mûre
D’une volonté résolue
Qui sait la vanité du temps
Et de tous ses serments effeuillés
Mais qui ne renonce jamais
Sur l’horizon mauve des rêves

C’est l’Afrique
A la démarche future
Qui sait le sens du vent
Et sa poussière rouge de sang
Sous les lourds fétiches du soleil
Mais qui avance fière vers l’avenir
Sur l’horizon rose de la raison

octobre 8, 2011

LE VIOLON DU RER

Filed under: Poésie — Paul Yack @ 12:11

Il joue du violon dans le RER

Entre deux stations
Du chemin de croix
Quotidien qui hoquette
Vers la banlieue

Au milieu du silence
Où se déguise l’ennui
Où s’atrophie l’horizon
D’un mutisme lourd et clos

Il joue et son sourire
Envoie son archet
Décrocher
Des lunes sommaires
Sur les échelles sonores
Des harpèges offerts
Comme une main tendue

Le train anône sa batterie
Bégaie ses tressautements
D’acier domestiqué
Et nous traine vers
L’itinéraire de nos banalités

Il joue et s’envolent
Nos panoplies ternes
Où se cachent l’oubli de nos rêves
La cave humide de nos souvenirs
Le grenier étroit de nos fantasmes

Il joue
Et la musique nous prend
Par la portée grande ouverte
Où s’en va dérailler
Au galop d’un crin blanc
La trame triste de notre trajet

Puis il se tait
Débranche sa sono
Accrochée d’un scotch
A son menton de bois
Et s’avance vers nos oboles

Alors public improvisé
Timides nous posons
Dans la sébille tzigane
D’un peut-être Mozart
Nos piètres larmes d’euros
Toutes suantes de reconnaissance

Il joue du violon dans le RER

22èmes Rencontres Poétiques de Bourgogne

Filed under: Poésie — Paul Yack @ 11:54

Un savant mélange de poésie, de musique, des invités de grande classe, Brassens, Charles Dumont, des visiteurs en nombre, de l’amitié à foison, et par dessus tout, un soleil au firmament…
Merci pour ce merveilleux week-end à Beaune.
Vivement l’année prochaine…

août 14, 2011

DROME PROVENCALE

Filed under: Poésie — Paul Yack @ 12:02

Un devoir de vacances…

Ici la patience des pierres s’use
Sous les lents silences du soleil
Somnolentes effluves
D’une symphonie verte
Aux houles mauves
Que capte le pinceau du maître

Ici le temps prend la pose
Sur des marbres séculaires
Comme un poème éternel
Où courent les légendes

Ici les violons violets des cigales
Et les archets débridés du vent
Peignent les vignes du vin promis
D’un tanin écarlate
Où s’éclaboussent les crépuscules

Ici les mots s’élancent
Fiers acrobates sans filet
Apostrophes définitives et fugaces
Comme ce loquace mistral
Qui chante dans chaque phrase

Ici on chambre le lendemain
On galéjade les galères du destin
Pied de nez vif pointé sur l’avenir
Le cœur battant comme un carreau de pétanque
Sous l’ombre placide des platanes
Blasés par tant de parties

Ici l’accent marchande sa faconde
Au bout des grappes de la vie
Raisins luxuriants du rire
Que presse l’imagination
Quand passe la mythique arlésienne
Au regard hardi d’olive vive
Sirène sans fard aux houles salines
Parfumée de ciel comme un rêve de sieste
Quand roucoule d’ébène
Le flot dénoué des fantasmes moirés

Moi
Monsieur Brun de circonstances
Je me baigne de mémoire neuve
Et mes vieux souvenirs consumés
Ici reprennent leur fil coloré
Sous l’or pur d’une lumière réinventée

juillet 3, 2011

SOIXANTE NEUF

Filed under: Poésie — Paul Yack @ 10:28

Je suis né sous le signe du soixante neuf
Dans cette ville où vont les fleuves se mêler
Comme un Guignol veuf ou un Gnaffron desaôulé
Mon vieux passé tout renversé redevient neuf

O mes muses d’antan tant métaphorisées
Ce sont les houles lascives de vos corps lestes
Qui de la bouche au coeur ont su m’offrir ces gestes
Qui font d’un soupir moite naître la rosée

A l’envers de nos nuits en inversant nos spasmes
Nus vers la source vive aux remous fluctuants
Nous faisions rougir les rives de nos fantasmes

Formule magique à l’équation concentrique
O département du cœur à cœur érotique
Où vont les fleuves et l’amour en confluent

juin 2, 2011

Conférence au Sénat

Filed under: Poésie — Paul Yack @ 10:35

Chers amis de Paris et d’ailleurs,

J’ai l’immense honneur, et le plaisir ému, de vous inviter dans les salons du Sénat,

le samedi 11 juin,
à 15 heures précises,
15 ter rue Vaugirard,

pour venir parcourir avec moi l’itinéraire politique de Victor Hugo.

Imaginez qu’au moment où nous évoquerons le souffle oratoire de ce géant de notre littérature au milieu des tempêtes politiques qu’il a traversées, nous nous trouverons dans les salons du palais qu’il a fréquenté, comme pair de France de 1845 à 1848, puis comme sénateur de 1877 à 1885.
Je vous invite donc à venir partager ensemble cette émotion.

Cette conférence fait partie du cycle des « conférences du sénat »,
organisées par la Société des Poètes Français.

Bien amicalement

Jean-Pierre Paulhac

mai 15, 2011

Pour Djami…

Filed under: Poésie — Paul Yack @ 2:01

Ton sourire vorace fait renoncer le temps
Ta volonté de velours invente l’horizon
Et tu te joues des jours comme d’une kora
Dont les cordes bleues vibrent d’arc-en-ciel

avril 20, 2011

« HARPEGES » DE LAINE

Filed under: Poésie — Paul Yack @ 10:47

Sur l’arpège de tes lèvres closes
Ta harpe ouvre son horizon rose
De notes laineuses que tu laisses choir
D’un écheveau à la fois limpide et obscur

Quelle étrange musique me tisses-tu
Où s’éparpillent des parfums celtiques
Que tes patientes mains libèrent d’habileté
De leur ambigüe et douce mélodie de bleu ?

Devines-tu entre deux notes qu’il m’arrive de rêver
D’un air d’autrefois aux longs soupirs d’azur
D’une Ariane mythique filant un fol espoir
Pour vêtir d’utopie mon désert labyrinthe ?

Oui je ne le sais que trop mes fantasmes vains
Meurent de soif quelque part sur une vague plage
Là où l’énigme candide de ton sourire de ciel
Me renvoie le miroir cruel d’une impitoyable amitié

avril 3, 2011

INTERVIEW

Filed under: Poésie — Paul Yack @ 10:42

Toute allusion à des événements récents serait… etc. etc.

Monsieur le Président pourquoi ne pas partir ?

Il n’est pas temps pour moi de l’histoire sortir
Je n’ai pas encore écrit mon dernier discours
L’écho de mon verbe vainqueur a toujours cours
J’ai plein de rêves fabuleux qui se bousculent
A l’horizon heureux de mon siège à bascule
Je vois mes traces sur des photos à venir
Car j’ai des tas de nouveaux serments à fourbir
Vous les bonimenteurs vous messieurs de la presse
Ne voyez-vous pas cette foule qui se presse
Ces houles si heureuses vibrantes de liesse
Qui comme une vague de joie vers moi se dressent ?
Je vous prie d’observer cette cour tout autour
Qui guette de moi son obole de secours
Qui attend la charité d’un de mes sourires
Qui ne sait que rendre grâce à mon saint empire
Ignoreriez-vous ô mes pauvres plumitifs
Aux éditoriaux naïfs si vindicatifs
Que les Venus dévergondées de vos colonnes
Sans vergogne à mes désir secrets s’abandonnent
Que les stars osées de vos écrans sans idées
Rêvent de m’offrir leur renommée dénudée ?
Sachez que jour et nuit veillent sur mon destin
Les plus sûrs des mameloucks de fer et d’airain
Ces gardes de mon corps ces remparts de mon siège
Abattrons le moindre rebelle sacrilège
Car je dois mon pouvoir à mon état de grâce
Parce qu’il faut que par moi l’histoire se fasse
C’est l’évidence à la volonté proclamée
Telle est de ma destinée le seul sens sacré
Je suis le messager des paroles mystiques
Mon trône béni je le dois à Dieu l’Unique
Voilà pourquoi par ma plume d’or et de nacre
Je sais décider d’un sacre ou bien d’un massacre
Si je choisis pour autrui la vie ou la mort
C’est bien que ma foudre est mon bon droit du plus fort

Que comptez-vous faire pour vos populations ?

Je ne comprends pas le sens de votre question

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