
Il porte si las sur son dos
Son paquet de vers luisants
Cordes sensibles des guitares
Et de tant de souvenirs fous
Il cache son regard de blues
D’un noir blindé de pudeur
Le miroir de nos vies blasées
Où tournent d’anciens vinyles
Il ne peuple que peu son costume
Mais détient toujours les clés du chant
Epure éthérée du rock acide et placide
Où se mirent encore nos sillons rayés
Sa voix griffée grave de bleu
L’étroit de nos existences ternies
Et la somme de tant d’habitudes bues
Par le simple miracle d’une mélodie
Ombre déjantée
Aux gestes secs
D’albatros sonore
Aux rêves retenus
Sombre compagnonnage
Quand nos silences faisaient licence
Pour tromper le temps perdu
Dans de faux miroirs de jouvence
Longue esquisse dégingandée
De nos mémoires meurtries
Paroles d’exil aux draps lourds
Où sommeillait notre jeunesse
« Gaby O Gaby » « J’écume » « Le dimanche à Tchernobyl»
« Osez Joséphine » « Faites monter » « Ma petite entreprise»
« La nuit je mens » « Madame rêve »« L’irréel »« Vertige de l’amour »
« S.O.S. amor » « Sommes nous »« Résidents de la république »
« S.O.S. amor » « C’est comment qu’on freine »
