SOMMAIRE
1. Les songes mentent
2. Rupture
3. Tout était facile
4. Excès de fuite
5. Trahison
6. Génération zapping
7. Il n’est pas trop tard
***
1. LES SONGES MENTENT
J’ai brûlé mes bouts de chandelle
Noyé la bougie de ma vie
Inversé le jour et la nuit
En tirant les cordes du ciel
Pour sculpter dans le rock un nouvel horizon
Sans autres rythmes pour raison
Où sont mes songes
Et leur vieille fumée trop bleue
Vendue au vent et aux mensonges ?
Où vont mes rêves
Engourdis au fond de mes yeux
Dans le matin lourd qui se lève ?
J’ai reprisé les avaries
De l’étoffe de mes désirs
Au fil blanc de mes insomnies
Chaque aurore encore m’inspire
Le soupir brumeux d’une aventure de plus
Que je sais d’avance perdue
Le soupir brumeux d’une aventure de plus
Que je sais d’avance perdue
***
2. RUPTURE
C’est bien cette main qui se tend
C’est bien son sourire lasso
Sur une danse où il me prend
C’est le tempo d’un doux duo
Et ses doigts agiles qui savent
Qui me parlent sans une phrase
Qui surfent sur moi sans entraves
Et qui me livre(nt) à son extase
Sur cette vitre devant moi
Je vois des débris de mémoire
Une aurore de désarroi
Surplombe de pleurs mes déboires
C’est le vertige qui m’aspire
Et le vent ne veut plus rien dire (bis)
C’est bien cette main qui se perd
C’est bien ma vie où rien ne vibre
Et qui s’égare sans repère
Sur ce vin amer qui m’enivre
A quel souvenir puis-je croire ?
A quel demain offrir mes reins ?
Voici la fin de mon histoire
Ici se scelle mon destin
Par cette vitre qui se brise
Explose en éclat ma mémoire
Une aurore rouge me grise
Et vient m’ouvrir un faux miroir
C’est bien ce vide que j’espère
Et le vent ne peut plus rien faire (bis)
***
3. TOUT ETAIT FACILE
Tout était facile
Quand nos genoux écorchés
Savaient bien quel cœur toucher
Quand nos pleurs nos plaies ouvertes
Se pansaient de bise(s) offertes
Tout est si fragile
Sur ma peau dépareillée
Mes aurores barbouillées
S’éparpillent dans le temps
Avec tes mots doux d’antan
On sème l’âge d’or
En scrutant l’avenir
Et si je pleure encore
C’est d’avoir cru grandir (bis)
Tout était facile
Capitaines des corsaires
Fiers moussaillons aux grands airs
La rapière à l’abordage
Butin de bonbons en gage
Tout est si fragile
Dans l’eau mon voilier s’enfonce
Sans un seul coup de semonce
Les boulets sourds de l’absence
Le coulent sans indulgence
On sème l’âge d’or
En scrutant l’avenir
Et si je pleure encore
C’est d’avoir cru grandir (bis)
Tout était facile
Nos cœurs se fiançaient sans cesse
Et nos baisers de tendresse
Se jouaient à la marelle
On gagnait toujours le ciel
Tout est si fragile
Mes paroles éperdues
Corps et biens se sont perdues
Dans ton silence de pierre
Je ne quitte plus l’enfer
On sème l’âge d’or
En scrutant l’avenir
Et si je pleure encore
C’est d’avoir cru grandir (ad lib..)
***
4. EXCES DE FUITE
J’aspire l’asphalte
Je veux le bitume
Sans havre sans halte
Je prends du volume
Tout excès m’exalte
Mes larmes m’enfument
J’aperçois dans le rétro
Un regard qui te ressemble
Je crois que tu en fais trop
Et la poussière au loin tremble
Je capte sur ma radio
Les ondes qui nous ressemblent
Mais la marée de nos mots
S’est retirée il me semble
J’avale l’asphalte
Je bois le bitume
Sans havre sans halte
Je vis le volume
Tout excès m’exalte
L’oubli me consume
Oh ! je sens sous le capot
Rugir en vain tes vieux râles
Je suis le feu mécano
De ton corps fou qui s’emballe
Je consulte le tableau
Et tous les voyants vont mal
Ma vie n’est plus pour ta peau
Je me suis fait porter pâle
J’affole l’asphalte
J’use le bitume
Sans havre sans halte
J’envoie le volume
Tout excès m’exalte
L’amour est posthume
***
5. TRAHISON
Non je ne suis pas vraiment fier
Mais qui ira contre le sort ?
Je suis franc rien ne me lacère
Aucun reproche aucun remord
Et ce serait trahir deux fois
Que travestir la tragédie
Un plus une ne fait pas trois
Malgré notre mémoire amie
Mais son sourire qui me prend
Ses bras ouverts qui me délient
Ses yeux embrasant l’ouragan
Quand ma vie invente l’oubli
Oh ! contre l’ombre de ses seins
Que vaut une poignée de main ?
Non je n’ai ni peine ni pleurs
Je crois que ça ne sert à rien
De truquer ce que dit le cœur
Même si hier tue demain
Car les aurores sont multiples
Même si le soleil se rouille
Nous le savions en vieux disciples
Avant que notre ciel se brouille
Mais la folie qui nous enlève
La flamme fauve qui nous fonde
Les nuits brasiers qui nous soulèvent
En volant au temps ses secondes
Oh ! contre l’arche de ses reins
Que vaut une poignée de main ?
Navré je n’ai aucun regret
La rancune roule et puis sèche
Et les ombres de nos secrets
Ne seront plus jamais de mèche
Si le lendemain veuf qui vient
Ne te promet que le néant
N’oublie pas qu’au creux de mes mains
Demeurent les traces d’antan
Mais l’aurore rit sur son corps
Car cette aube est un renouveau
Et si je peux rêver encore
C’est à l’ombre nue de sa peau
Oh ! contre ce nouveau matin
Que vaut une poignée de main ,
***
6. GENERATION ZAPPING
On est dans un loft
Vacuité livide
D’une beauté sotte
En celluloïd
Plus rien ne se passe
Des remous osés
Secouent l’eau salace
Désert des pensées
Ton cœur au parking
Ta vie en sleeping
Alors tu zappes
Zappe
Zappe
Zappe
Change de ligne
Change de signe
Génération zapping
On est dans un loft
Les heures sont creuses
Bois la camelote
De la fée menteuse
Plus rien ne se dit
Silence sans crise
Sourire à crédit
L’ennui s’éternise
Ton cœur au parking
Ta vie en sleeping
Alors tu zappes
Zappe
Zappe
Zappe
Change de ligne
Change de signe
Génération zapping
On est dans un loft
Témoin sans un mot
On prend juste note
Du bon numéro
Les bouffons bavards
Percutent nos boules
Mais sur nos billards
Les bandes sont troubles
Ton cœur au parking
Ta vie en sleeping
Alors tu zappes
Zappe
Zappe
Zappe
Change de ligne
Change de signe
Génération zapping
On est dans un loft
On parle pourtant
On t’appelle au vote
Mais l ‘écran est blanc
Au jeu de nos voix
Qui lance les dés
Tu peux rester coi
Ton âme est sondée
Ton cœur au parking
Ta vie en sleeping
Alors tu zappes
Zappe
Zappe
Zappe
Change de ligne
Change de signe
Génération zapping
***
7. IL N’EST PAS TROP TARD
Tu as déjà tellement marché
En lassant la patience du temps
Tous ces parfums parfaits ébauchés
Egarés s’effeuillent sous le vent
Le sable qui te souille les yeux
A usé les larmes de l’horizon
Et si tu veux croire encore au bleu
C’est que ta mémoire tourne en rond
Pourtant s’il te reste
De quoi
Faire vibrer
Une corde de guitare
Accorder d’un geste
La voix
D’un corps cambré
Alors il n’est pas trop tard (bis)
Tu as déjà tellement mordu
Tous les fruits de l’Eden
Mais les pommes volées sont vendues
Le vieux serpent n’en vaut plus la peine
Les vertiges du verger en fleurs
T’on souvent fait tomber à genoux
Sur les traces troubles d’un bonheur
Qui se dénie et qui se dénoue
Pourtant s’il te reste
De quoi
Faire vibrer
Une corde de guitare
Accorder d’un geste
La voix
D’un corps cambré
Alors il n’est pas trop tard (bis)
Tu crois que tout est vraiment fini
Et tu trembles devant la marée
Le reflux ne ressemble à la nuit
Qu’avant l’aurore remémorée
Tu détiens toujours le temps en toi
Et tu peux épuiser ton passé
Pour que renaisse l’ancienne voix
De tes amours recomposés
Puisqu’il te reste
De quoi
Faire vibrer
Une corde de guitare
Accorder d’un geste
La voix
D’un corps cambré
Alors il n’est pas trop tard (ad lib.)