Mots dits vers

juillet 17, 2018

La France monte en ballon

Filed under: Poésie — Jean-Pierre Paulhac @ 1:59

La France monte en ballon
Elle danse sur ses voitures
Elle tend des bras de démence
Et pleure de joie pour un sourire
De gamin qui farceur jongle
Avec la folie du temps
Renversant d’un spasme
De makossa déhanché
Des strikes de quilles

La France se rêve heureuse
En égosillant son hymne
Dans les trams et les métros
Et les yeux de la foule tricolore
Sont deux étoiles au coeur

La France monte en ballon
Et se hisse sur les statues
Des utopies qui lancent
Leurs mots fous en toutes lettres
Sur ses frontons devenus fiers

La France monte en ballon

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juin 19, 2018

Mamoudou mains nues

Filed under: Poésie — Jean-Pierre Paulhac @ 5:41

Moi je viens chez vous

Sauver vos enfants

Abandonnés sans

Précautions c’est fou

Ils tombent de peur

De vos vies qui rament

De l’amour en panne

Des balcons sans fleurs

J’étais un paria

J’étais un zéro

Je suis le héros

De tous vos médias

Mon destin s’appelle

Mamoudou mains nues

Et sans avoir d’ailes

Moi je monte aux nues

Vos barres d’immeubles

Ont pris le vertige

Plus rien ne dirige

Vos folies aveugles

Dans vos solitudes

Vous perdez le nord

Vous manquez si fort

De sollicitude

Moi je n’ai qu’un cœur

Qui n’a fait qu’un tour

J’ai grimpé aux tours

Pour vaincre les pleurs

Mon destin s’appelle

Mamoudou mains nues

Et sans avoir d’ailes

Moi je monte aux nues

C’est sur vos échelles

Tout casqué d’argent

Que sauveur urgent

Pompier plein de zèle

J’escaladerai

Vos murs comme un jeu

Moi soldat du feu

Est-ce que c’est vrai ?

J’étais sans papiers

Hors la loi perdu

Me voici rendu

A l’humanité

Mon destin s’appelle

Mamoudou mains nues

Et sans avoir d’ailes

Moi je monte aux nues

Quand vous arrêtez

Tous vos clandestins

Songez au gamin

Qui n’est pas tombé

Traquant vos proscrits

Pensez qu’un intrus

Errant dans vos rue

Peut sauver des vies

Nous sommes migrants

Fiers de cette terre

Pays de Voltaire

Liberté au vent

Nos destins s’appellent

Mamoudou mains nues

Et sans avoir d’ailes

Nous montons aux nues

avril 26, 2018

Concert de Jazz

Filed under: Poésie — Jean-Pierre Paulhac @ 8:01

Le jazz
Mosaïque mouvante
Aux couleurs de cuivre
Dans le dédale doigté
D’un piano intarissable
Quand le cœur battant
Du tempo ouvre grand
Ses bras écartelés
Et agile caresse
Les hanches magiques
D’une basse qui embrasse
Qui scande et frappe
Qui libère en écho
Les sourires du rythme
Sur les visages d’une foule
A l’unisson heureux

Le jazz
Étincelle de joie
Qui se perpétue
Au delà du temps

février 28, 2018

La kora

Filed under: Poésie — Jean-Pierre Paulhac @ 3:34

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La kora de sa corde
Remonte la mémoire du temps
Et la voix psalmodie
Les héros d’antan
Ceux qui ne meurent pas
Qui demeurent
Dans le vent qui souffle
Dans les pas sûrs et stables
Du baobab pensif
A l’ombre de l’éternité

La kora de sa corde
Remonte le seau d’eau pure
Du puits originel
Où se fonde le monde
Oasis du verbe vert
Qui rit de jouvence
Quand indolente la gazelle
Se joue de la patience
Du lion assis sur la fable
Qu’égrène le griot
Sous la lune éternelle

La kora de sa corde
Escalade le temps
Et le poète sur son clavier
Reprend l’antique chemin
Traque sur la piste sèche
Les traces rouges de l’avenir
Où brûle le buisson ardent
D’une mémoire ravivée
Et sagaies versifiées
Lance ses mots
A l’assaut de l’éternité !

octobre 24, 2017

Nouvelle Aurore

Filed under: Poésie — Jean-Pierre Paulhac @ 6:39

Poème lu au lundi des poètes du 23 octobre 2017


J’ai erré dans les dédales de la beauté
je quêtais les courbes pures des statues vives
Qui hantaient les musées de mes lubies naïves
Frôlant la folie pour des muses sans pitié

Je rampais d’amour devant des Vénus vénales
Qui vendaient le poème nu de leurs soupirs
Mais qui m’offraient le vide de leur avenir
Quand du bonheur je mendiais les miettes banales

Assez de ce labyrinthe aux vaines coursives
Où poursuivant le vent j’ai couru pauvre fou
Pour des chimères soldant leurs ferveurs lascives

Je veux la vraie transparence où l’aveu s’éclaire
L’eau douce de nos désirs qui vogue vers nous
La beauté réelle où l’aurore enfin espère

octobre 1, 2017

ASTANA

Filed under: Poésie — Jean-Pierre Paulhac @ 5:04

(Astana, née en 1997 au cœur de la steppe, est la capitale du Kazakhstan)

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Les enfants du vent
Ont levé leurs étendards
De verre et de pierre
Les enfants des Khans
Ont lancé au ciel
Les flèches de leurs tours
Ont dévoré la steppe
D’une frénésie urbaine
Comme une yourte minérale
Qui ruisselle de feux
Dans une nuit de plomb et de gel

Astana se dresse d’orgueil
Soulève son œil lourd
Sur l’infini sans horizon
Et lance sa furie verticale
Sur les nuages de l’histoire

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Astana ressuscite
Sous un cinglant blizzard
Avec son armée de labeur
La horde d’or conquérante
Les enfants du vent
Croisent leurs souvenirs
Sur les statues neuves
Des empires déchus

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Les enfants du vent
Inventent l’éternité
Sur l’espace sans horizon
Sous leurs pas nomades
L’ardent tapis de la steppe
Entend toujours le galop du temps
Et sous le souffle courbé
De son herbe de paille
Garde sur son corps inculte
La trace des héros

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Astana lance ses griffes
De lion blessé
Sur un immuable ciel
Et rugit de feu
Dans un immense mausolée
De mémoire
Qui debout
Défie le futur

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septembre 25, 2017

Nous 

Filed under: Poésie — Jean-Pierre Paulhac @ 6:06

Nous sommes au-delà du temps et de l’espace
Au-delà de notre numérique miroir
Nous avons bafoué les nuits de nos mémoires
Pour rattraper d’un seul baiser le temps qui passe

Nous nous sommes sortis de ces écrans futiles
Nos mots enivrés d’espoir partent en voyage
Vers la poésie de nos soupirs en partage
Vers la rive utopique d’une irréelle île

Alors amour puisque te voici revenu
Emmène-nous brûler jusqu’au bout de nous-mêmes
Dans ce flot où voguent de désir nos corps nus

Parmi le vent insensé de notre folie
Pour que soulevés d’une immense soif de vie
Nous puissions d’un souffle nouveau dire je t’aime

août 27, 2017

Nos nuits numériques

Filed under: Poésie — Jean-Pierre Paulhac @ 1:44

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Voici que la nuit énumère ses kilomètres
Et je rêve du sourire de ton sommeil
Soleil adouci sous une veilleuse rose
Et je pose mes pensées sur les vagues
Du brasier flou de tes flammes rousses

Voici que la nuit étend sa yourte noire
Et ses longs yeux de perles oblongues
Qui scellent de leurs rideaux ombrés
Les parfums fous des soupirs drapés
L’immense rêve de nos destins croisés

Voici que la nuit m’envoie ses étoiles
Dans une neige douce au givre sans fin
Sur les sommets d’un fantasme altaïque
Au-delà de la steppe éventée du passé
Pour que se lève cette aurore insensée

Voici que la nuit stellaire s’étale digitale
Dans une traîne de baisers numériques
Sur des écrans moites transpercés de désir
Où naît le miracle chaque jour renouvelé
De l’appel vidéo de ce bonheur neuf

Voici que la nuit émue nous rassemble
Au-delà de tous ces mots photographiés
De nos regards que portent les ondes
De toutes les balafres de nos histoires
Toi et moi soulevés par la houle de l’espoir

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août 20, 2017

Gulnara

Filed under: Poésie — Jean-Pierre Paulhac @ 6:08


Je voudrais traverser ce miroir virtuel
Pour m’immerger dans le lac de tes yeux d’eau douce
Me brûler sous les boucles de tes flammes rousses
Qui sur la soie de tes joues dansent sensuelles

Je rêve de glisser sur la steppe suave
De ta tendresse nue où voguent mes mots troubles
Aux lascives prières vers les cimes doubles
De ces deux volcans où mon désir devient lave

Je veux verser dans ta secrète mer d’Aral
Où s’insère le désert de l’oubli d’hier
Une source d’eau pure jaillissant d’un râle

Mes lèvres seront hardies sur tes longs soupirs
Et je t’offrirai l’aveu de mon cœur ouvert
Pour d’une même houle nos deux vie unir

juin 29, 2017

Calvaire

Filed under: Poésie — Jean-Pierre Paulhac @ 4:29

J’informe les lecteurs de ce blog la parution de mon sixième roman « Calvaire » publié aux Éditions du Cygne.

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